La libéralisation de la Française de jeux
La libéralisation des jeux d'argent sur Internet pourrait s'accompagner d'une privatisation du Loto.
En conseil des ministres la semaine dernière, Éric Woerth a présenté les grandes lignes de son futur projet de loi sur la libéralisation des jeux d'argent sur Internet. À la fin de 2009, l'ouverture maîtrisée que prépare le ministre du Budget concernera trois types de jeux : les paris sportifs, les paris hippiques et certains jeux de casino dont le poker. Conséquence : La Française des jeux perdra son monopole sur les paris sportifs.
À cette occasion, le capital de l'entreprise pourrait évoluer. C'est en tout cas le souhait de l'Élysée, qui pencherait en faveur d'une privatisation totale. «La Française des jeux est un joyau, analyse un proche du dossier. Il est préférable de le vendre maintenant plutôt que lorsque la concurrence sera installée en France à partir de 2009.» Selon des estimations très variables, l'entreprise du Loto vaudrait entre 4 et 5 milliards d'euros si l'État se retirait, beaucoup moins s'il restait actionnaire.
À Bercy, certaines voix font cependant valoir les avantages à conserver La Française des jeux dans l'orbite de l'État. «Les jeux de loterie et de grattage, qui ne sont pas concernés par l'ouverture du marché, représentent 96 % de l'activité de La Française des jeux, rappelle un bon connaisseur du dossier. Faut-il privatiser un tel monopole qui rapporte selon les années entre 100 et 150 millions d'euros de dividendes pour l'État ?» Soit autant que les dividendes versés cette année par La Poste ou la SNCF.
Source: Le ...
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